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Le paranormal pour faire reculer nos limites !

11 février, 2011

5 – Au bout du monde réel : la partie invisible !

Classé dans : — grain de sable @ 19:30

Suite de la page 4

Information ou chaos !

               Avant l’apparition de l’homme, la réalité était composée de matière et d’énergie. La matière se décomposant elle-même en énergie plus de l’information. Cette dernière pouvait, au cours de l’évolution naître spontanément avec l’apparition d’un nouveau niveau d’organisation. 

              Nous savons que, sans cette information qui fait partie intégrante de la matière et surtout l’organise, l’évolution de l’univers se serait orientée irrémédiablement vers le chaos. Nous ne pouvons pas préciser l’origine de cette information avant notre existence. Par contre, depuis que nous sommes sur terre, nous savons que celle-ci prend de plus en plus d’importance par rapport à l’énergie et surtout que nous en sommes les créateurs. 

               Nous avons conquis la surface de la planète et l’avons transformée grâce à notre énergie consciente, c’est-à-dire notre volonté, et de l’information appelée imagination, intelligence. Toutefois, nous ne pouvons pas affirmer être les seuls à fournir cette information. 

               Je ne crois pas nécessaire d’y attacher beaucoup d’importance. Je ne peux cependant pas passer sous silence l’intérêt que certains attachent aux messages venus d’ailleurs : OVNI, esprits, apparitions… 

               La grande majorité de cette information est donc produite par un émetteur situé entre nos deux oreilles. Chercher à comprendre le fonctionnement de cet outil, considéré comme le plus perfectionné présent sur cette terre, revient, même aujourd’hui, à ouvrir une boite de Pandore. 

Cerveau humain ou boite de Pandore ? 

               Tout d’abord, nous n’avons pas trop de toutes les approches, tous les angles de vues pour tenter de le cerner. Dans la réalité les choses sont bien différentes. Autant il est logique de tomber d’accord sur la définition de la matière et à l’opposé, d’obtenir les mêmes résultats abstraits, dès lors qu’ils sont régis par la logique mathématique, par contre, les sciences dites humaines donnent l’impression d’exprimer l’hésitation des premiers pas d’un enfant. 

               Jusque là, le voyage auquel je vous ai convié depuis le début s’est déroulé sur une voie stabilisée, large et fréquentée. Nous allons maintenant emprunter un sentier plus personnel et chaotique sur lequel nous risquons de perdre l’équilibre et qui nous mène vers l’inconnu.

               En tant que « guide », je suis conscient d’orienter cette démarche mais, avant de nous engager plus loin et d’être pris pour un fou, je crois utile de nous resituer. La piste que j’ai l’intention d’emprunter est étroite escarpée et longe le précipice mais le panorama qui s’étend dans notre dos, suffit pour beaucoup d’entre nous, à donner le vertige. Le résumé, de la position actuelle de la recherche, permettant de définir notre réalité a effectivement de quoi déstabiliser et donner le tournis ! Un véritable canyon sépare notre façon de percevoir les choses et ce que la matière est réellement. 

Matière palpable et vide ! 

                 Depuis longtemps déjà nous savons que la matière est vide, composée de molécules puis d’atomes. Les plus simples sont constitués d’un noyau plus un électron et forment un atome d’hydrogène. Toute la matière est ainsi composée par auto-addition de cette brique élémentaire pour former tous les éléments définis dans le tableau de Mendeleïev : 2 atomes d’hydrogène donnent un atome d’hélium, 3 atomes d’hélium = un atome de carbone, etc. 

                 Pour bien se représenter à quel point la matière est vide, imaginons un atome d’hydrogène grossi de telle sorte que le noyau fasse un millimètre de diamètre. L’orbite de l’électron sera alors de dix mètres. Si nous grossissons le noyau, nous obtenons proportionnellement le même vide. 

                 Notre réalité est constituée de matière palpable, du solide. Encore une idée malmenée par les physiciens. Mon doigt ne pénètre pas dans le plateau de la table lorsque j’appuie dessus, parce que l’un et l’autre sont composés d’électrons en mouvement. La vitesse de rotation des électrons provoque une résistance qui s’oppose à la pénétration. 

                Un autre aspect de la réalité consiste à ne pas être aussi réelle qu’on se plaît à le dire. Par exemple, les couleurs n’existent pas.  Le rouge du champ de coquelicots n’est qu’une « illusion » (DUTHEIL L’homme superlumineux). Elle est représentée par un message sensoriel qui doit traverser différents relais pour atteindre le cerveau. Le rouge n’est qu’une longueur d’onde représentant une fraction de la décomposition de la lumière. 

                Cette couleur arrive donc dans le cortex sous la forme d’une activité électrique mais il existe une minuscule discontinuité, un petit hiatus, entre cette énergie décelable au scanner et à l’électroencéphalogramme, et l’instant où le sujet perçoit la sensation. Le cerveau enregistre des fréquences et tout à coup naît la sensation comme un phénomène nouveau, mystérieux. 

Sensations hors du cerveau ! 

                 Ceci veut dire qu’actuellement la science est incapable de définir une sensation. Notre réalité se résume à un ensemble de sensations inexplicables dont l’analyse nous permet de dégager une définition que nous appelons : Vérité. 

                Le physicien David BOHM, a dit : « La réalité est ce que nous tenons pour vrai. Ce que nous tenons pour vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons prend appui sur nos perceptions. Ce que nous percevons est lié à ce que nous cherchons. Ce que nous cherchons dépend de ce que nous pensons. » 

                 Nous arrivons à ce paradoxe : La réalité objective décelée par les appareils des physiciens apparaît étrange, mystérieuse alors que celle que nous assimilons à une vérité rassurante est une construction basée sur des sensations entièrement subjectives. « Les critères dits « objectifs » de la réalité (les sensations) sont en fait subjectifs » (DUTHEIL). 

                  Pire, nous savons que celles-ci, constructions individuelles, peuvent être altérées et soumises à diverses distorsions liées à l’état général de chacun, une forme plus ou moins grande, la fatigue, la fièvre… Elles peuvent être aussi modifiées par le cerveau lui-même en fonction de l’humeur exprimant une émotion, un sentiment… Où est notre objectivité ? Que devient la réalité ? A-t-elle un sens, sans y placer l’homme au centre ?

                  Cette idée est corroborée par la mécanique quantique qui ne voit plus d’objet, au sens usuel, dans une particule. Elle peut être, à la fois onde et corpuscule, l’expérimentateur par l’acte de l’observation et sa mesure en détermine la nature. Nous assistons à la formation d’un couple indissociable, l’observateur et la particule-observée. Cette relation implique l’observateur dans la mesure où, selon le principe d’incertitude d’HEISENBERG, elle rend impossible la lecture de l’un des paramètres : position ou vitesse de la particule. 

                Cette relation rappelle la naissance d’une sensation. Celle-ci n’est plus décelable aux appareils comme si elle se situait sur un niveau supérieur à la matière.

                 Notre conscience ne peut donc pas être considérée comme de la matière issue du big-bang telle que nous la rencontrons dans la nature. Le cortex ne représente plus le siège de la conscience mais un simple relais. 

                Plus fort encore et par simple déduction, cette relation entre la conscience du chercheur et la particule extérieure ne peut-elle pas se produire ailleurs avec n’importe quel quidam par le simple fait de penser ? L’élargissement de cette observation à l’acte de penser, ou de réfléchir, me paraît une déduction logique que l’expérience dans l’accélérateur de particules à permis de mettre en évidence.

                Le but des chercheurs était de mesurer le comportement des particules soumises à ce traitement spécifique. Cette expérience prouve, par inadvertance, que le simple fait de penser provoque  une relation avec au moins une particule extérieure à nous-mêmes. Cette découverte ouvre une porte sur des perspectives fantastiques qui remettent en cause toute notre façon de penser. N’est-ce pas les chercheurs eux-mêmes qui ont enfoncé un mur qu’ils avaient dressé avec leur méthodologie ? 

La pensée, énergie non négligeable !

                 En effet, nous voilà avec une expérience scientifique réalisée à maintes reprises qui établie, malgré toutes les précautions d’usage et la volonté contraire du chercheur, une relation entre la pensée de ce dernier et l’objet observé. Autrement dit, même en ne le voulant pas, la relation s’établie dans la mesure où l’élément observé est infime et inférieur à l’atome. A première vue, cette corrélation est insignifiante et sans intérêt. C’est, je pense, l’analyse retenue, mais si j’essaie de raisonner, plusieurs remarques me viennent à l’esprit : 

-Nous ne sommes pas en présence de matière stable mais fluide qui prend plus l’apparence d’énergie. -Il s’agit d’une goutte d’eau qui coule d’un robinet, d’aspect insignifiant, mais qui peut avec le temps représenter quelque chose de conséquent. Or, dans cette dimension subatomique ou de la mécanique quantique, le facteur temps s’étire ce qui peut s’apparenter à une ouverture du robinet. 

-Difficile d’évaluer les conséquences de tels actes sur notre monde matériel mais les physiciens ont mis en évidence la théorie du chaos illustrée par l’ « effet papillon » : le battement d’ailes d’un papillon en Guyane peut faire pleuvoir à Paris. Cet effet est encore plus évident sur les événements mentaux. Cette théorie du chaos admet qu’une simple pensée peut engendrer des bouleversements planétaires. (N’est-ce pas une vérité de
La Palisse ?)
 

                On reconnaît la possibilité, à ce niveau, de relations entre une cause d’apparence matérielle insignifiante voir nulle et un résultat phénoménal. 

                Maintenant nous pouvons progresser et ouvrir la boite de Pandore. Mais, contrairement à notre façon de penser, nous n’avons aucune raison d’appréhender, puisque selon la mythologie grecque, cette boite est vidée de tous les biens et de tous les fléaux destinés à l’humanité. Seule est restée au fond l’espérance ! Cherchons-la !              Il ne s’agit pas de retourner le projecteur vers soi pour s’observer l’intérieur de soi-même. Je vais développer ce que représente pour moi ce projecteur. Qu’est-ce qui nous permet d’établir une relation avec l’extérieur ? 

               Un début de réponse est à rechercher, comme je l’ai écris, entre nos oreilles. Nous disposons d’un appareil qui, si je me réfère à ce que nous savons sur la formation d’une sensation, ne représente pas directement la conscience. Il est préférable de dire qu’il lui est connecté. De ce fait, nous pouvons le considérer comme un outil extérieur à nous-mêmes, au moi. Il nous permet de communiquer avec notre corps, en premier, et puis avec l’extérieur, ce qui correspond chronologiquement au développement qui s’opère de la naissance à l’âge adulte. 

                Notre cerveau est constitué de matière. Il a donc fait l’objet d’observations et d’études multiples. Là encore, celles-ci sont fidèlement transcrites dans de nombreux ouvrages traitant le sujet sous des vues complémentaires de diverses disciplines. Je vais donc me limiter à la description de ce qui est nécessaire pour suivre mon raisonnement. 

                A ce jour, nous nous sommes contentés de retenir du cerveau humain les observations réalisées par les biologistes et autres neurosciences, un fonctionnement complexe basé sur des influx nerveux infimes. Ceux-ci transmettent un message mais peuvent également déclencher des substances chimiques complexes permettant, en se diffusant dans le corps, de véhiculer une multitude d’informations destinées, à chaque fois, à un organe, une glande bien spécifique. 

                Jusque là, nous avons cru que nos pensées étaient insignifiantes et n’intervenaient pas dans le rapport de force extérieur bien réel à nos yeux. En se considérant étranger à ce jeu, nous n’avons donc pas essayé de comprendre quel pouvait être notre implication. En toute logique, nous nous contentons de composer avec le rapport de force extérieur, auquel nous sommes soumis. 

                Dans un premier temps, je vais montrer comment il est possible d’expliquer la façon dont notre destin est dominé par une véritable programmation extérieure dont le seul but est de nous permettre d’exister. 

                 Ensuite, je développerai la conviction que nous sommes capables, aujourd’hui, d’engager un processus de prise de conscience permettant de nous libérer de cet engrenage et franchir un nouveau pas  dans notre évolution. 

                Ce qui suit va paraître pour beaucoup, surréaliste. Il est possible à tout moment de poser son sac à dos et arrêter sa démarche. Il est même conseillé de le faire quand l’altitude commence à donner le mal de tête. Ceci me rappelle l’expérience réalisée, au début du siècle dernier, sur la conséquence de notre perception du monde sur nous-mêmes. 

Nos propres limites :

                 Un ethnologue accompagné d’un médecin se sont rendus dans un village isolé, au fond de la forêt amazonienne, à la rencontre d’un jeune amérindien qui n’avait jamais quitté son village. 

                 L’ethnologue demanda au jeune autochtone de lui désigner le bout du monde. L’aborigène tendit le bras en direction de la montagne qui barrait l’horizon. Les deux hommes proposèrent au jeune indigène de les accompagner dans cette direction. 

                  Arrivés sur la montagne, ils redescendirent de l’autre côté et continuèrent à marcher alors que le jeune amérindien devenait de plus en plus tendu et montrait des signes d’agitation. Plus ils marchaient et s’éloignaient de la limite que l’aborigène s’était fixée comme fin du monde, plus celui-ci manifestait de troubles et de perturbations.

                  Le médecin, qui régulièrement examinait le sujet demanda d’arrêter l’expérience. Manifestement, celle-ci menaçait directement la vie du jeune cobaye. 

                   Définir la fin du monde revient à exprimer la fin de notre monde individuel et personnel. A chaque fois que nous cherchons à définir ses limites, ce sont nos propres limites que nous exprimons. Le monde se prolonge à l’infini, nous refusons délibérément d’en prendre conscience.

                  Mais, le voyage se poursuivra puisqu’il existera toujours quelqu’un capable de concevoir un univers infini, sans quoi, serions-nous là ? 

Le temps d’une sensation… 

                 Comme je le disais, nous considérons nos pensées insignifiantes sans conséquence sur notre environnement. De ce fait, elles restent dans le domaine de l’abstrait et nous croyons pouvoir raisonner de façon logique. 

                 La réalité est différente. Sans parler d’énergie pour l’instant, nous savons que nos pensées et notre raisonnement sont affectés par notre état d’esprit. Nous avons tous remarqué que le temps nous paraît plus long avec un mal de dents que le même moment passé agréablement. Sans aller à l’extrême, nous savons que le temps passe plus vite en étant occupé que d’attendre un rendez-vous par exemple. Est-ce une illusion ou nos sensations qui agissent sur le fonctionnement de notre cerveau et par conséquent sur nos pensées ?

                  Jusqu’à ce jour, notre société, à l’unanimité a considéré que cet effet était abstrait donc sans conséquence corporelle. Ainsi, tout raisonnement sur le sujet devient impossible. 

                   Pourtant, si nous considérons que le temps s’est ralenti, c’est par comparaison avec notre temps réel : notre montre. Nous savons que tout est mouvement dans l’univers. Sans mieux définir notre « moi », nous devons être conscients qu’il est porté par quelque chose, élément ou autre, en mouvement. Est-il possible d’imaginer que cette notion de temps personnel est liée à la comparaison de mouvements. Plus généralement, est-il absurde de considérer que les sensations désagréables « nous ralentissent » donnant cette impression de temps qui s’allonge ? A l’inverse, les sensations agréables « nous accélèrent », réduisant ainsi l’écart avec le temps de référence. Cette notion fait apparaître un temps individuel, interne et surtout nous amène à nous considérer en mouvement permanent. Je rappelle, comme nous l’avons vu, que les chercheurs ne savent pas définir une sensation et qu’elle se situe au-delà de la matière et du corps physique. Cette hypothèse, à première vue surréaliste et farfelue, à l’avantage de nous permettre de construire un raisonnement logique avec toutes les conséquences sur notre environnement.  

Trois en un :  

                  Une différence est à relever entre une sensation à proprement parler et son souvenir qui peut provoquer le même effet puisque, au final, nous sommes conscients d’une perception identique. Ceci traduit nos difficultés à identifier nos trois cerveaux : le reptilien, le limbique et le néocortex. 

                  La sensation est un stimulus produit par notre cerveau reptilien (hypothalamus). Celui-ci gère notre fonctionnement physique et physiologique mais également nos instincts et nos émotions. Je ne parle donc pas de l’influx nerveux et par extension de toutes les impulsions détectables aux appareils. Tout ceci correspond à la partie visible de l’iceberg. Cette notion de perturbation de notre temps intérieur personnel se situe au stade suivant, au moment indéfinissable, entre l’influx nerveux et la naissance de la sensation. 

                 Cette différence de conception, d’apparence insignifiante, entre la conscience d’être un flux d’énergie ou de se considérer un état d’esprit, entraîne des conséquences majeures. Le flux d’énergie exprime les échanges avec l’extérieur, y compris notre propre corps qui fait remonter à la conscience ses besoins et les stimuli provenant de l’environnement : la conscience est active.

                 Par contre, la notion d’état d’esprit faisant abstraction d’énergie nous bascule, la majorité du temps, sous l’influence du cerveau limbique. Cette  situation ne stimule pas l’expression de la conscience, dont le siège se situe dans le néocortex, mais l’exécution des programmes limbiques automatiques. 

                 Sachant que, seule la conscience est capable de modifier les programmes existants, nous favorisons la répétition et le renforcement de ceux-ci. 

                 La conservation de ce raisonnement, bloque notre évolution et retarde notre développement « vertical ». A la différence d’une extension de nos connaissances horizontales, linéaires au sens d’encyclopédiques, une prise de conscience transcendante entraîne un accroissement de nos facultés intellectuelles et sensorielles. Nous en percevons quelques fragments lors d’expériences d’états modifiés de conscience. 

                En nous obstinant à considérer la conscience immatérielle, nous renforçons la barrière infranchissable délimitant la matière et l’esprit. Quant à ce dernier, catalogué hors du temps, il demeurera à jamais inaccessible à notre raisonnement. 

                A l’inverse, en considérant nos sensations des flux d’énergies, même infimes comme les gouttes du robinet qui fuie, nous sommes tenus de les prendre en compte et, dès lors, nous pouvons, avec le temps, parfaire notre raisonnement. En effet, nous savons que dans notre monde, rien ne se perd, tout se transforme. Cette loi universelle est la base du raisonnement logique. 

                 A partir de là, tout s’enchaîne et devient compréhensible, à condition bien entendu de poursuivre l’exploration. 

                 S’il y a flux d’énergie, nous pouvons parler d’un transfert entre deux points. Dans le cas des sensations vraies, nous savons que le corps est impliqué puisqu’il les produit. Comme nous l’avons vu, l’influx arrivé au cerveau s’évanoui subitement avant la prise de conscience de la sensation. Nous pouvons donc supposer que cette énergie change d’état et apparaisse sous une autre forme. 

                  En écoutant ceux qui détiennent des connaissances des traditions anciennes, de toutes origines confondues, nous apprenons que notre corps est surmonté de halos d’énergies qui portent par ordre croissant le nom d’aura de santé, de corps astral, corps mental et corps causal.

                  Evidemment cette extension morphologique est sans valeur scientifique. Par contre, la diversité de l’origine de cette connaissance, la concordance de ce savoir, quelle que soit la source, et la fidélité avec laquelle celui-ci a survécu aux siècles, défient toutes les lois du hasard et par conséquent méritent toute notre attention. 

                  Je ne vais pas me lancer dans une description imaginaire et subjective, tout au plus je pourrais reprendre des écrits d’auteurs traitant du sujet. Par contre, je ne crois pas qu’il soit absurde de faire le lien entre la disparition de la sensation et cette notion de corps astral, associé selon diverses traditions aux sentiments et émotions. Il est exagéré de conclure que celui-ci représente notre cerveau émotionnel mais, par déduction, nous pouvons parler d’une forme énergétique qui pourrait représenter notre mémoire émotionnelle.

                  Le cerveau associé, appelé également cerveau limbique ou mémoire programmante, contient à la naissance des comportements innés puis, progressivement, il enregistre les automatismes et les programmes qui assureront la survie et l’évolution de l’individu et de l’espèce. Il conserve également nos émotions et sensations qui se retrouvent combinées dans ses programmations. Elles jouent donc un rôle majeur dans notre vie en influençant notre façon de penser et même tout notre comportement puisque selon FAVRE : « Par ailleurs le cerveau affectif et émotionnel gère notre énergie psychique et ainsi module notre motivation, notre désir d’agir ou de changer de comportement. C’est du fait de son activité que l’on « a la pêche », mais c’est également à cause de lui et de ses programmations que l’on se réveille fatigué alors que l’on vient de dormir dix heures d’affilée… » 

                   Ceci m’amène à analyser les conséquences à deux niveaux. Sachant que notre état émotionnel fluctue et qu’il modifie notre capacité à penser et à réagir, comment s’y retrouver ? D’autre part, si notre « état d’esprit » conditionne notre énergie, comment maîtriser ce processus ?

                   Il n’est pas nécessaire de faire appel à beaucoup d’intelligence pour comprendre que la combinaison des énergies variables de nos états émotionnels et de nos pensées perturbe fatalement notre raisonnement. De ce fait, les idées s’effacent et cèdent l’espace au rapport de forces. Je soupçonne que cette raison justifie le développement de notre troisième cerveau : le néocortex. 

                    Ce dernier-né dans notre longue évolution se caractérise justement par sa faculté à s’isoler aux rapports de forces extérieurs. Ainsi, en vase clos, l’énergie infime, permettant son fonctionnement, représente une valeur constante qui créé des conditions qui sont celles du hasard, garantissant aux idées leur libre agencement. Selon FAVRE : « … la permanence des perceptions sensorielles en l’absence de stimulus externes et l’organisation de ces perceptions par rapport au temps (JOSEPH et BARONE, 1989) ». Nous ne sommes plus dans un espace de rapports de forces mais un lieu ou s’exprime librement le verbe, nous l’appelons : la raison.

                    Evidemment, ces conditions ne durent que le temps d’une pensée, rendant difficile le raisonnement logique. Dès que nous faisons appel à notre mémoire impliquant nos émotions, nous combinons des énergies différentes qui automatiquement nous font basculer, d’une logique d’idées, à celle d’un rapport de forces. Nous croyons raisonner. En réalité, nous avons assemblé des idées de forces différentes, sans même en être conscient, exprimant ainsi la pensée de quelqu’un qui n’est plus exactement nous-mêmes : notre inconscient. 

                     Quel est le pourcentage du temps ou nous ne sommes pas nous-mêmes ? La réponse est variable d’une personne à l’autre. Développer notre raison et notre conscience pourrait résumer le but de notre évolution, expression d’une plus grande individuation ou l’art de se libérer du rapport de forces extérieur. 

                     Cette boite étanche est considérée également comme le siège de l’imagination et de la création. Ces dernières, souvent associées à tord aux émotions, sont, au contraire, favorisées par notre distance à leur égard. Dans le même ordre d’idée, une autre confusion est fréquente : Une personne donnant libre cours à ses émotions apparaît, aux yeux d’un non-averti, plus « humaine », qu’une autre, plus réfléchie qui les domine mieux. L’erreur est également vraie avec un introverti ou un timide. 

                                                                                   Suite page 6

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