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Le paranormal pour faire reculer nos limites !

11 février, 2011

3 – Au bout du monde réel : La partie visible ! (suite)

Classé dans : — grain de sable @ 19:29

Suite de la page 2

Que représente le big-bang ?

            Avant l’explosion, l’univers est rassemblé dans un volume inférieur au millimètre cube à des températures énormes. Après l’explosion, un milliardième de la matière échappe à la destruction et occupe actuellement un espace de mille milliards d’années lumières de diamètre. Aussi impressionnants que puissent paraître ces chiffres, ce sont ceux d’un univers défini.  

           La vitesse de la lumière, à 300 000 kilomètres par seconde, est une unité sans intérêt sur notre planète et à l’opposé, cette dimension peut s’avérer insignifiante pour appréhender l’univers dans sa globalité. Prétendre le contraire, ne revient-il pas à refuser de se considérer dans un univers infini ? 

            Ce qui est vrai pour l’unité de mesure, ne l’est-il pas pour l’observateur ? Un chercheur qui raisonne en années lumières est-il apte à décrire, cerner, déceler un univers sans commune mesure ? Si c’est le cas, patientons, la recherche aboutira un jour. Sinon, nous pouvons attendre des siècles, jamais la réponse ne viendra ! 

            La vitesse de la lumière est définie comme infranchissable, postulat posé par EINSTEIN. On peut s’étonner d’une telle hypothèse. Ceci ne veut pas dire que des particules plus rapides n’existent pas, supposition vraisemblable dans un univers infini. Par contre, il ne peut pas en être autrement par nécessité de cohérence. En effet, le chercheur lui-même et ses instruments de mesures sont constitués de matériaux issus du big-bang qui ne peuvent donc excéder la vitesse de la lumière. Et, comme chacun sait, il est impossible d’attraper de l’eau avec une épuisette ! 

               Pourtant, l’univers infini, impalpable existe bien, malgré tout, au-delà de notre nuage de lumière issu du big-bang ! Nous n’avons aucun moyen matériel de le mettre en évidence. Nous sommes piégés, prisonniers dans notre bulle, nous contentant de « regarder au fond de la grotte les images qui défilent ». 

               Bien sûr, il nous reste le rêve ! Pour ceux qui ont conservé, enfoui au fond d’eux-mêmes quelques réminiscences de souvenirs lointains !  Le rêve nous aide à vivre mais n’a rien à voir avec la réalité. Au contraire, Il nous berce dans l’illusion et nous détourne de la vie, tel un cinéma intérieur. 

               Par contre, il en va tout autre de l’imagination. Elle est capable de franchir les obstacles du temps, de l’espace et même des rapports de forces. Combien de fois nous sommes-nous retrouvés dans une situation bloquée, sans issue, prêts à craquer, quand subitement, sortie de nul part, une idée toute simple mais, sur le moment, géniale, telle un éclair, renverse la situation et nous permet de sortir de cette impasse. 

               Saurons-nous inventer la réalité qui nous permettra de sortir de la grotte ? 

               Einstein nous a appris que le temps absolu n’existe pas. La relativité du temps signifie, qu’avant le big-bang, le temps n’a pas de place. Ceci explique l’incapacité actuelle à remonter au-delà de cette limite. Si le temps n’existe plus, comment s’est déclenché le big-bang ? 

              Cette question a de tout temps fasciné les hommes. Elle résume, à elle seule la nécessité d’expliquer notre origine. Comme tout enfant éprouve le besoin de connaître ses parents, l’humanité, sans réponse acceptée, reste orpheline. 

              Une foule de scénarii de l’explosion primaire a été étudiée mais, aucune version ne fournie une cause première. L’hypothèse du Dieu créateur peut donc survivre. Cette façon d’expliquer notre origine est incohérente et un non-sens selon les analyses des scientifiques mais également des bouddhistes. Des bibliothèques entières ont été écrites sur ce sujet très sensible. Je ne vais pas reprendre tous les arguments, seulement quelques commentaires. 

Quel temps vivons-nous ? 

               Le temps absolu n’existant pas, le néant ne peut donc pas exister non plus. Il est facile de comprendre que sans temps ni matière, il ne peut rien se passer. Comme nous sommes présents, le néant n’a, par conséquent jamais existé. Ceci signifie que le big-bang ne peut pas être le début de la matière mais un processus de transformation de celle-ci.    

               Autre conséquence de la relativité, en imaginant que toutes les particules de l’univers s’arrêtent subitement, le temps s’arrête aussi.    

               Le temps n’est donc rien d’autre que le mouvement des différentes particules et planètes dans l’univers. Notre temps terrestre officiel se réfère au mouvement de la terre, rien de plus. Les éléments qui nous entourent, ou nous composent, sont tous en mouvement. Les agencements des briques élémentaires sont quasi-éternels ce qui signifie, peu ou pas d’échanges avec le milieu, alors que les combinaisons moléculaires nécessitent « un service d’entretien ». C’est parce que nous ne sommes pas capables d’assurer le remplacement de toutes les pertes d’éléments et d’énergies à notre corps que nous vieillissons et non parce que le temps passe.    

               La difficulté consiste à conserver, dans le jeu de toutes les interactions avec le milieu, notre potentiel corporel en énergies et en informations. A ce troc, jusqu’à ce jour, nous sommes globalement perdants. Par contre, jusqu’au stade adulte, la balance nous est favorable. Ceci signifie que le niveau des échanges avec notre milieu est encadré, indépendant de notre volonté. Les biologistes appellent cette programmation, l’horloge biologique.    

                Difficile de se défaire de nos habitudes et surtout de notre façon de penser. Pourtant, reconnaissons, par rapport au temps, que nous éprouvons des difficultés à intégrer la découverte d’Einstein. Nous savons que le vieillissement est lié à la matière, par contre, nous devrions comprendre que les mouvements, des éléments simples aux galaxies, représentent toutes les vitesses possibles et imaginables. Il en est de même des échanges avec le milieu. Comment se représenter notre temps personnel ? Notre temps terrestre collectif n’est qu’une référence. Difficile d’y voir clair mais également de ne pas perdre pieds ! J’y reviendrais plus loin.      

La transformation de la matière : 

                Retournons au big-bang, en rappelant qu’il ne peut représenter qu’une transformation de la matière et envisageons les deux hypothèses plausibles. 

                En premier, l’explosion primaire n’a pas existé mais est une illusion, un effet d’optique. Ce n’est pas l’avis d’une large majorité des scientifiques. Il est peu probable qu’autant de chercheurs se trompent à la fois. Ou alors, en utilisant les mêmes moyens d’investigation, leurs calculs reposant sur des erreurs identiques, ils arrivent tous à un résultat semblable. Par contre, ce scénario satisfait la position du bouddhisme qui ne conçoit pas de naissance de l’univers. Ceci n’explique pas l’origine de l’énergie qui ne peut provenir que d’ailleurs, à moins d’être sous nos yeux, invisible. 

                Autre possibilité, une explosion a existé mais s’inscrivant dans un processus plus global, à l’intérieur d’un univers plus grand. Notre big-bang provient d’une dimension supérieure. On peut imaginer que cela revient à déplacer le problème puisque la question reste posée pour l’autre grandeur. S’il y a transfert et transformation de l’énergie de l’extérieur vers le big-bang, cette version est cohérente avec les théories des scientifiques et des bouddhistes. Par contre, l’énergie originelle, provenant de la partie haute de cet univers demeure, jusqu’à ce jour, indécelable par nos appareils. Nous ne pouvons pas négliger, encore une fois, la possibilité que celle-ci puisse être présente parmi nous mais, jusqu’à ce jour, nous n’en sommes pas conscients. 

                 Avec le big-bang a commencé un fantastique ballet d’énergies qui progressivement se sont organisées, stabilisées, complexifiées pour former la matière. Cette multitude d’opérations au début très violentes et rapides a, au fur et mesure de l’évolution, pris plus de temps, au sens de mouvements de plus en plus lents et de mutations aussi nombreuses que complexes. Tout ceci est parfaitement connu, étudié, décortiqué et consigné dans de nombreux ouvrages de référence. 

                Ainsi, nous sommes censés suivre pas à pas toute la création de la brique élémentaire jusqu’à l’apparition de l’homme capable de réfléchir et d’agir. 

              Comment ne pas s’émerveiller devant cette fantastique évolution partie d’énergie qui se divise en deux éléments simples le proton et l’électron ? La seule combinaison de ces briques permet la création de tous les éléments, et d’eux seuls, répertoriés dans le tableau de Mendeleïev ? 

              Comment ne pas être en admiration en observant la multiplication des propriétés nouvelles, permettant cette complexification, qui apparaît à la naissance de chaque niveau d’organisation ? 

              Comment ne pas rester perplexe en songeant que ce programme cosmique, né dans une tête d’épingle, a nécessité une précision « comparable à celle dont devrait être capable un archer pour planter une flèche dans une cible carrée d’un centimètre de côté qui serait placée aux confins de l’univers, à une distance de quinze milliards d’années-lumière ! ». (Naissance du quatrième type

                Nous avons appris à l’école que toute cette évolution est le fruit d’un cocktail indissociable de déterminisme et de hasard. Peut-on se satisfaire d’une explication aussi brève ? 

Par hasard !    

                Il est déconcertant de voir la façon dont nous avons recours au hasard. N’est-ce pas une façon commode de  nous éviter de rechercher une cause ? C’est le mot magique qui arrête toute demande d’information complémentaire tout en nous fascinant. 

                Peut-on voir du hasard dans notre évolution, surtout avant l’arrivée de l’homme ? L’influence de l’intelligence humaine complique l’observation mais, voir le hasard quand tout est matière et énergie, s’apparente à un abus de langage. La nature existe grâce à la dualité de forces qui créent des équilibres plus ou moins stables offrant occasionnellement de très nombreux choix possibles entre, parfois, des éléments d’énergies insignifiantes. Il ne s’agit pas, pour autant, de hasard mais d’un grand nombre de possibilités. Une centaine de spermatozoïdes d’apparence identique, se présentent ensembles devant un ovule, qui peut affirmer que le choix sera fait au hasard ? 

                 Les conditions nécessaires au hasard sont strictes et nous avons recours à toute notre intelligence pour les créer. Le dé (az-zahr) donne un résultat au hasard quand on le lance mais surtout, parce que les six faces sont identiques. Il en est de même des boules utilisées, dans la sphère, pour le tirage du loto. Elles doivent être de la même taille. Ceci rappelle la rigueur mathématique. Les nombres sont d’une logique parfaite parce qu’ils représentent des séries d’une constante : l’unité. Le calcul des probabilités, comme les mathématiques, ne font référence, ni au temps, ni à l’espace, ce qui leur donnent un caractère absolu. 

                 Le hasard peut-il exister dans la nature sans l’homme ? Quant on sait que l’homme a la possibilité de créer des conditions de hasard, et d’autre part, d’influencer son environnement, n’est-il pas essentiel, au moins pour comprendre, de faire cette distinction ? Personne ne peut estimer jusqu’ou va l’influence humaine sur les événements extérieurs. 

                 Dans le passé lointain, le hasard n’existait pas. Le moindre mouvement de papillon était l’œuvre de dieu. Progressivement, en instituant le hasard pour « expliquer l’inexplicable » nous avons prétendu pouvoir déboulonner dieu. 

                [Les scientifiques modernes en sont-ils les artisans ou les bénéficiaires ? Si nous sommes capables d’influencer notre environnement, à plus forte raison un certain…Jésus-Christ ! En prêchant le libre-arbitre et la non-intervention de dieu le père, concept nouveau à l’époque, il a permis le développement de la théorie du hasard et amorcé ainsi le processus de modernisation avec l’essor progressif d’une science indépendante. Les premiers chercheurs à jeter les bases de la méthode scientifique  ne sont-ils pas des moines ? Ce message ne va pas dans le sens des convictions profondes des croyants, rien d’étonnant à ce qu’il soit resté dans l’oubli ! Comment ne pas voir un lien avec un geste déconcertant, entre provocation et clin d’œil, quand Jésus réveille « Lazare »?  Est-ce là une simple coïncidence !

                    Les religions ne font pas bon ménage avec le hasard. Certaines allant même jusqu’à interdire, à leurs fidèles, ces jeux. En recherchant des causes subtiles aux événements, l’astrologie tente de le minimiser. Le bouddhisme voit une cause à chaque acte ne lui laissant aucune place. Seuls les scientifiques, ont vu le hasard dans la nature en appliquant le calcul des probabilités mathématiques à des données temporelles. Que disent-ils à propos du déterminisme ? 

Lamarck et Darwin : 

                 Pendant longtemps, les partisans de Lamarck et de Darwin se sont opposés sur fonds idéologiques. Aujourd’hui  il est admis que ces deux théories ne sont pas de trop pour expliquer l’évolution.    

                  La sélection de Darwin et la transmission des caractères acquis proposés par Lamarck permettent d’expliquer beaucoup de transformations dans notre évolution mais, pas tout. Je pense, par exemple, à l’arrivée de l’oxygène dans l’atmosphère.    

                 En effet, ce gaz, absent de l’air, était donc toxique pour toutes les cellules vivantes de cette époque. Tout à coup, défiant les lois de Darwin et de Lamarck, une cellule va produire une molécule, la chlorophylle, pour libérer, avec l’énergie solaire, dans une atmosphère noire, de l’oxygène. Reconnaissons que cette mutation interpelle ! Elle n’a rien  à voir avec le déterminisme pas plus que le hasard.      

Le syndrome de la girafe : 

                   J’imagine, sans risque d’être démenti, que ce cas ne doit pas être unique sachant que, sans mettre en cause l’honnêteté intellectuelle des chercheurs, nous avons tous tendance à écarter et oublier ce qui ne correspond pas à notre façon de penser ou à la théorie que nous cherchons à expliquer. C’est ce qu’on appelle : le syndrome de la girafe comme cet homme qui un jour va visiter le zoo et au détour d’une allée découvre des jambes très longues. En levant les yeux, il aperçoit un corps les réunissant puis, poursuivant son mouvement, suit un cou qui n’en finit pas et, très haut dans les branches, une tête. « Non, dit-il, c’est impossible. Un tel animal n’existe pas. » Après cela, il détourne son regard et reprend sa marche sans même se retourner. (Itzhak BENTON Univers vibratoire et conscience). 

                 Pour résumer, nous vivons dans un univers dont l’origine ne fait pas unanimité, avec beaucoup de zones d’ombre et surtout des incohérences. 

   1 – L’obstination à vouloir trouver et surtout justifier une cause première qui pour un bouddhiste est dénué de sens. 

   2 – Nous sommes conscients que l’univers est infini mais continuons de raisonner dans un ensemble sous-lumineux. 

   3 – Nous utilisons le hasard pour parler d’un monde ouvert qui autorise de nombreuses possibilités et des niveaux d’organisations nouveaux. 

   4 – Cette évolution qui nous a fait naître à partir d’énergies inimaginables, possède la rigueur et la précision d’un programme informatique. 

   5 – Certaines mutations ne semblent pas s’expliquer sans faire appel à la théorie finaliste. 

                  Nous vivons à une époque ou nous sommes capables d’envoyer des hommes sur la lune mais ne savons toujours pas expliquer comment nous sommes arrivés là. Le résumé de la situation ci-dessus ne permet pas d’envisager une réponse prochaine. 

                 Pendant des millénaires les hommes ont vécu sans connaître leur origine. Pourquoi ne pourraient-ils pas continuer ainsi ? Si l’absence de réponse est sans influence sur le comportement humain, peu importe. Essayons d’y voir plus clair. 

                 Dans le passé pour une grande majorité de nos aïeux, sous l’influence des églises toutes puissantes, une réponse s’imposait : Dieu. Autrement dit, inconsciemment et collectivement il n’y avait pas de question à se poser. Plus fort encore, il s’agissait pour beaucoup d’une conviction puissante : La foi. 

                 Aujourd’hui, la situation est bien différente. Dans notre société, les croyants sont moins nombreux et informés, donc conscients des arguments des scientifiques voir même des bouddhistes sur la cause première. Même si leur foi est intacte, il me semble que ce problème d’origine doit amener les plus honnêtes intellectuellement et les plus curieux d’entre eux, à se poser des questions.

                                                                                    Suite page 4 

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