ideesfutures

Le paranormal pour faire reculer nos limites !

11 février, 2011

4 – Au bout du monde réel : La partie visible ! (fin)

Classé dans : — grain de sable @ 19:31

 Suite de la page 3

 Besoin de réponses : 

               A côté, vous avez ceux qui s’inspirent des connaissances scientifiques et attendent un progrès, une découverte susceptibles de les satisfaire. 

               Globalement, nous pouvons dire que nous sommes actuellement dans une société qui se pose plus de questions sur son origine qu’autrefois. Pour comprendre les conséquences de cela, réfléchissons au niveau individuel pour mettre en évidence la différence qui existe entre le fait d’être convaincu de quelque chose et d’autre part, douter, s’interroger sur quelque chose. Dans un cas, vous êtes fort, bien campé sur votre position. Dans l’autre, pour s’interroger, il faut douter, abandonner ses convictions ce qui correspond à un affaiblissement psychologique et, à terme, une tendance au développement d’un état dépressif. 

                Ce qui est vrai individuellement, l’est également collectivement. Plus une société s’interroge, plus elle est faible. A l’inverse, une société dominée par des convictions,  par une doctrine, est forte. Un exemple reste présent dans toutes les mémoires : l’Allemagne nazie. 

                Nous vivons une époque ou notre société s’interroge beaucoup. Ceci est favorable et nécessaire à l’évolution et aux mutations, mais également, s’accompagne indissociablement d’un affaiblissement. 

               De nombreuses personnes supportent mal cette situation. Cette quête de réponse, entraînant une fragilité intérieure, provoque une souffrance psychologique que certaines tentent d’éliminer. C’est ainsi que les sectes prospèrent à notre époque, en proposant aux « paumés », en guise de réponse une échappatoire à cette souffrance. 

               Dans le même registre, tous ces jeunes démotivés qui se détournent du travail, scolaire ou autre, pour « se réfugier » dans la drogue et la délinquance ne peuvent pas être ignorés. 

               Faut-il s’étonner du retour en force des religions ? Ne dit-on pas que les églises se remplissent quand tout va mal et qu’elles se vident quand tout va bien ? 

               Ce raisonnement est un raccourci brutal, maladroit, une caricature, mais reconnaissons que nous vivons dans une société qui réunit le plus de conditions favorables à l’épanouissement du bonheur, de toutes les civilisations passées. Malgré cela, nous ne pouvons pas ignorer le taux de suicides, l’utilisation massive d’antidépresseurs, somnifères… qui traduisent un malaise. 

               Y voir une explication dans le fait de ne pas comprendre notre origine prête à sourire. Toutefois, peut-on nier que se poser des questions intérieurement, de façon répétitive ne provoque pas, à terme, une tendance dépressive ? 

               Au-delà du problème de notre origine, convergent toutes les questions existentielles. Nous avons mis la priorité à régler les difficultés matérielles mais, l’observation de notre société montre que nous ne réussissons pas à nous satisfaire du confort matériel. Plusieurs explications me paraissent logiques. 

                Tout d’abord si nous sommes sur terre pour nous épanouir et être heureux, il me semble que nous devons tout mettre en œuvre pour développer des conditions de bonheur durable plutôt que grappiller des fragments de bonheur éphémère. 

                 Pour ce faire, nous devons raisonner à long terme puisque de telles conditions ne s’improvisent pas du jour au lendemain. Cela veut dire que nous puissions être capables d’y voir clair et réaliser des prévisions, autrement dit avoir confiance en l’avenir. 

                  Par ailleurs, pour que des conditions de bonheur soient durables, il est préférable, me semble-t-il, qu’elles soient partagées par une large majorité. En effet, est-il possible de rester de marbre, indifférent aux autres, d’être heureux dans son coin alors que la souffrance ne régresse pas, s’en laver les mains et garder bonne conscience ? Ceci est une notion abstraite, pour l’instant, et subjective mais, ceci dit, une condition incontournable d’épanouissement du bonheur. Par ailleurs, l’histoire montre que, à chaque fois qu’une minorité s’est aménagée une bulle de conditions confortables, sans se soucier des autres, elle s’est retrouvée, tôt ou tard, renversée par une révolution. 

               Tout ceci fait que malgré tout le progrès matériel, nous ne sommes pas en mesure de réunir le minimum de conditions permettant de développer le bonheur sur cette terre. Pire, nous sommes  moins capables de faire des prévisions et d’avoir confiance en l’avenir : cette situation favorise l’amplification de l’inquiétude et du malheur. De plus, la situation du tiers et du quart-monde a toujours tendance à empirer et ne plus se limiter aux frontières de la bonne conscience. La mondialisation a progressivement facilité les déplacements des hommes, des entreprises, des capitaux, des marchandises, des informations… et nous oblige à intégrer le concept du village : terre. Dans ce cadre, le sort de ses habitants devient naturellement interdépendant au détriment des pays nantis. L’histoire, nous rattrape ! En effet, ne risquons-nous pas de subir les conséquences des orientations égoïstes prises par nos aïeux ?    La difficulté à mettre en place le bonheur seulement à l’aide du progrès matériel nous conduit à rechercher d’autres voies. Etant bridés de l’extérieur, nous nous tournons vers l’intérieur.   

Une quête intérieure : 

                  Pour certains, cette démarche correspond à une fuite de la réalité. Encore une fois, il ne faut pas confondre cette quête intérieure avec le rêve, qui lui, bien que vital, peut-être assimilé à un palliatif. Malgré cela, les marchants de rêves ne manquent pas dans notre société !    Une autre explication au comportement de ceux qui ne parviennent pas à se satisfaire  du progrès matériel peut être trouvée dans nos souvenirs.  Je pense qu’il n’est pas rare d’être amené à croiser au cours de son existence des phénomènes paranormaux qui peuvent interpeller, être à l’origine, chez beaucoup de personnes, de la recherche d’une autre voie. 

                   Mais, la plus forte cause provient de l’amélioration des techniques de réanimation qui permettent de rappeler à la vie de nombreuses personnes qui autrefois seraient décédées. Jusqu’à 40 % de ces « ressuscités » reviennent avec une expérience consciente qui s’est réalisée après l’absence de tout signe de vie extérieur, arrêt de la respiration, électrocardiogramme et électroencéphalogramme plats. Ce phénomène est appelé expérience du seuil de la mort ou en anglais : NDE. Une telle expérience ne s’oublie pas et amène le sujet à réorganiser sa vie autour de nouvelles valeurs et des priorités moins matérielles.  

                    Arrivés au stade de développement qui est le notre, avec la somme de connaissances et d’expériences dans tous les domaines que nous avons accumulée, nous sommes capables de franchir une nouvelle étape de notre évolution. Celle-ci correspond à un élargissement de conscience, entraînant un accroissement de notre espace-temps impliquant l’apparition de nouvelles facultés pour beaucoup insoupçonnées jusqu’ici.  

                    En délimitant son champ d’application à un univers sous-lumineux, le progrès technique tel que nous le connaissons, ne peut pas nous conduire dans cette direction mais nous condamne à un développement horizontal,  dans notre bulle. Cet isolement ne pourra pas nous permettre de répondre aux crises de notre monde moderne. Cette situation me rappelle l’expérience réalisée sur le comportement des rats dans une cage qui, arrivés à un certain nombre, arrêtent de se reproduire.    Aurons-nous l’intelligence d’ouvrir la cage dans laquelle nous nous sommes enfermés avant que le processus ne soit irréversible ?  

                     Je ne peux pas faire allusion au paranormal sans évoquer une expérience insolite que j’ai moi-même provoquée voilà plusieurs décennies et que je considère, aujourd’hui encore, comme l’événement central de ma vie. 

Une expérience paranormale provoquée 

                    Adolescent, j’ai essayé, comme tout le monde, de manipuler une baguette de sourcier, mais, après quelques passages sans succès, il fallait se rendre à l’évidence : je n’avais aucune prédisposition où, comme on dit, aucun fluide. 

                   Ce handicap ne m’a pas découragé puisque, plus tard, en 1981, j’ai récidivé, tout d’abord avec un pendule de fortune que j’ai abandonné très vite, vu son refus de se mouvoir. Puis, inspiré par une lecture ou une émission de radio, j’ai opté pour l’écriture automatique. Il s’agit d’une technique toute simple, en apparence, qui consiste à rester immobile face à une feuille blanche, un crayon à la main, pendant des heures ! Surtout moi ! J’ai attendu… plusieurs soirées… avant d’obtenir le moindre trait sur ma feuille. Il m’a fallu patienter encore plusieurs dizaines d’heures pour réaliser une sorte de toile d’araignée composée de lignes droites entrecoupées. 

                   Un soir, posée sur une nouvelle feuille, ma main s’est mise à tracer des lettres, en majuscule. Là encore, je suis resté immobile pendant plusieurs soirées pour obtenir assez de signes et comprendre le mot, où plutôt, ce que je suppose être, un nom : LANDEM(aine) car, je n’ai pas attendu les quatre dernières lettres! 

                   A la séance suivante, un dimanche après-midi avec mon amie, nous sommes deux à répéter les mêmes gestes et obtenir, l’une des courbes rappelant une pelote de laine, l’autre un semblant de carte routière. Au moment de reprendre le travail (ce dimanche étant un week-end de garde), je constate que ma montre retarde d’une heure bien que la pile soit récente. Elle pouvait tomber en panne, mais la trotteuse avançait normalement, en apparence. J’en ai eu la confirmation les jours suivants puisque le lendemain, elle n’a pris qu’une demi-heure de retard et deux jours après, tout est rentré dans l’ordre.

                    Cet incident m’a fait penser, par association d’idée, à un appareil de la salle de traite qui ne fonctionnait pas régulièrement. Il s’agit d’un électro-aimant qui, par intermittence, ouvre une vanne pour faire le vide dans les manchons trayeurs. C’est la pulsation qui, par alternance, masse le trayon de la vache. Vous l’avez deviné, à cette époque, j’étais agriculteur. 

                   Pourquoi cette relation entre deux événements qui ne semblent avoir aucun lien ? C’est inexplicable en apparence, puisqu’il n’y a pas de relation logique : il s’agit donc d’un fait totalement subjectif qui ne peut probablement pas se vérifier avec quelqu’un d’autre. Bref, j’ai imaginé qu’il y avait une relation entre ma montre perturbée et le pulsateur… perturbé lui aussi. De là, de façon plus ou moins raisonnée, j’ai considéré que si j’avais agi sur l’une je pouvais peut-être agir sur l’autre en rétablissant un fonctionnement normal ! Où, peut-être, avais-je observé pendant les traites précédentes, une relation entre les périodes de bon fonctionnement de l’appareil et un certain… “état d’esprit”, faute de pouvoir mieux le définir !

                    Dès la traite suivante, dans le prolongement de la “préparation psychologique” de l’après-midi, le phénomène a émergé suffisamment pour me convaincre de la réalité d’une relation entre l’amélioration du fonctionnement de la bobine et un comportement mental. Ceci supposait que le circuit électrique n’était pas coupé mais, que les arrêts de plus en plus fréquents, avaient une autre origine. Là encore, quelques mois plus tard, j’en ai eu la confirmation lorsque le dépanneur a changé le relais : il s’est pris une décharge électrique qui l’a interloqué. Il ne comprenait pas qu’il puisse recevoir une telle secousse d’un appareil fonctionnant en 12 volts et qui, plus est, était débranché ! C’était la première fois qu’il rencontrait un tel cas. Nous conclûmes à une accumulation d’électricité statique. 

                    L’explication fournie lors de la réparation ne suffit pas à expliquer tout ce qui s’est passé. En effet, si à la fin de la première traite, j’ai compris que je pouvais agir mentalement sur le pulsateur, il m’a fallu encore du temps pour peaufiner le système et comprendre qu’il ne s’agissait pas, à l’origine, d’une pensée ou d’une façon de penser mais, d’une pression que j’exerçais à l’intérieur de ma tête et, plus précisément, du centre vers l’arrière tout en étirant, simultanément, les oreilles dans la même direction. Je ne saurai dire si celle-ci s’exerçait sur l’hypophyse ou sur l’épiphyse mais, ce dont je suis certain, c’est qu’une pression appliquée à la partie frontale (néocortex) produisait l’effet inverse et annulait les efforts précédents. D’autre part, c’était une interférence au sens propre, puisque j’avais besoin de l’électro-aimant pour ressentir une “compression” intérieure qui m’assurait que la pression était appliquée au bon endroit. Je m’en suis rendu compte en essayant de reproduire le mouvement en dehors de la traite, ce qui ne m’a provoqué rien d’autre qu’un mal de tête.

                      Tout ceci, me direz-vous, pourquoi ? J’ai toujours été attiré par le paranormal. A cette époque, j’éprouvai le besoin de faire reculer mes limites et cherchai à passer à l’acte. J’ai donc poursuivi l’expérience simplement parce qu’elle marchait et était étrange, sans comprendre où elle m’entraînait. Ensuite, après plusieurs semaines de traite, j’ai compris qu’il se passait autre chose : cette position, que je maintenais pendant 5 à 6 heures par jour, induisait en moi un effet secondaire : une sensation de chaleur, au niveau des bras et surtout des mains, une sensation de force, de mieux-être, une meilleure maîtrise des événements, notamment des relations avec les autres, l’impression de “m’allumer” intérieurement à l’image d’une lampe allogène, d’être plus intelligent et, dernière étape, de pouvoir agir sur mon environnement, directement, par la pensée. 

                    Toutes ces perceptions se sont amplifiées progressivement, sur plusieurs semaines. Plus je poursuivais l’expérience, plus la réaction était forte: la dernière semaine, peu avant Noël 81, j’arrivais, par télékinésie, à faire exécuter des ordres à des vaches. Par exemple, je me souviens de l’une qui voulait me donner un coup de patte, rien d’extraordinaire pendant la traite, je réussissais à intercepter la patte, sans y toucher, seulement en imaginant le mouvement inverse. La patte stoppée en l’air à refait le mouvement, malgré la résistance de l’animal qui s’énervait n’appréciant guère la méthode, et s’est reposée sans me toucher.

                    Si le phénomène gagnait en intensité, je remarquai qu’il se prolongeait de plus en plus longtemps après la traite. Ainsi, un jour je réussissais, à une distance de 4 ou 5 mètres, à faire lever et à déplacer, successivement 2 vaches, pour les obliger à se coucher dans une logette qu’elles refusaient de fréquenter. Le déplacement ne posait pas de difficulté mais, pour coucher l’animal, il a fallu m’y reprendre à plusieurs fois. J’étais obligé d’imaginer, en les décomposant, tous les mouvements que la vache exécute normalement pour se coucher. Dans un premier temps, elle se met à genoux, ce que je reproduisais facilement, mais ensuite, après avoir plié les membres postérieurs, elle bascule de tout son poids vers l’arrière en se laissant tomber. Pour cette phase, après plusieurs tentatives avortées, je réussis, en mettant les mains devant les yeux, à imaginer le mouvement sans voir l’animal comme si « le fluide » passait par les yeux ouverts. Aujourd’hui, en écrivant, je suis incapable de confirmer si les paupières arrêtent le fluide, par contre, je sais qu’il passe, par le nerf optique, autre chose que la lumière nécessaire à la vue. 

                    C’est, incontestablement, le dernier jour de cette semaine, le 26 décembre que j’ai vécu l’expérience la plus impressionnante, celle qui allait me marquer le plus profondément au point d’amorcer une recherche de transformation de longue haleine. Je réussis à découvrir de nouvelles applications mais, l’intérêt était à un autre niveau. Je remarquai que l’énergie se combinait avec mes pensées et modifiait le fonctionnement de mon cerveau. J’avais l’impression que celui-ci était branché directement sur l’extérieur sans la barrière de la distance. Par exemple, lorsque je m’étonnai, en passant devant une vache, de la voir couchée, alors que toutes les autres mangeaient, j’éprouvai la sensation d’avoir l’estomac plein comme après un repas alors qu’il était l’heure d’aller déjeuner. Je compris alors qu’en m’interrogeant, avec une telle intensité, la réponse me venait directement sous forme de sensations : je ressentais les mêmes que l’animal.

                    Autre remarque, par rapport aux mouvements, je constatais une relation entre mes pensées et le déroulement d’une action. Un geste banal, comme enfoncer un clou par exemple, devenait tout simple si par la pensée j’imaginais le geste suivant. Par contre, si je me contentais d’exécuter le geste, à plus forte raison en pensant à autre chose, je risquais, pour un pourcentage beaucoup plus élevé de cas, de tordre le clou. 

                   Ce matin là, j’ai ressenti bien autres choses encore. La matière qui nous entoure, inerte ou vivante, contient une quantité inimaginable d’informations que nous ignorons totalement pour ne pas avoir accès à ces niveaux de conscience. Si nous sommes retenus, prisonniers, isolés dans notre grisaille quotidienne, c’est pour une grande part à cause de notre façon de penser. Notre environnement extérieur, est inondé et constitué de l’ensemble de nos pensées que nous y projetons pour former ce que nous appelons un inconscient collectif sur lequel vient se greffer notre propre inconscient intérieur.

                   Ce jour là, j’ai compris également que je jouais à l’apprenti sorcier et prenais la décision d’arrêter mon expérience. J’éprouvais une sensation de mal-être, une sorte d’hostilité, comme si je me heurtais à une force qui m’empêchait de comprendre. J’avais l’impression qu’une idée nouvelle devait affronter tout ce que nous avons créé auparavant et ce, d’autant plus, si elle n’est pas acceptée. La sensation aussi, que rien n’est figé, définitif, absolu. Tout évolue, par la force, en fonction des pensées-énergies que nous projetons dans le milieu extérieur. Nos lois naturelles n’en sont qu’une conséquence.           Nous voyons le monde à travers notre inconscient qui fonctionne comme une lentille déformante. L’image nous est renvoyée par un miroir déformant lui aussi: l’inconscient collectif. Qu’est-ce que la réalité ? Est-ce seulement la somme de nos inconscients ? Quelle est cette énergie qui nous anime et que nous pouvons, plusieurs fois, décupler ? 

                   Ces questions, parmi d’autres, me trottaient dans la tête. A partir de cette époque, j’ai recherché dans les livres des éléments de réponse et tout ce qui confirmait ce que j’avais vécu et ressenti. Cette expérience a transformé ma vie et en est devenue le fil conducteur : Comment élargir notre champ de conscience ? Comment décupler nos moyens ? Comment faire évoluer nos blocages ?

                    J’ai gardé le silence, dans un premier temps, représentant plusieurs années, essentiellement parce que je me sentais incapable de  narrer cette expérience. Ensuite, je l’ai contée à un psychologue qui l’a écoutée « religieusement » sans un mot ni une question ! Ceci m’a confirmé la difficulté de communiquer une telle expérience. Déjà je l’avais constaté, à mes dépends, lorsque j’ai voulu expliquer, pendant l’expérience, ce que je vivais à mes proches.  Je me suis donc contenté d’écrire ces lignes et de les glisser dans un tiroir, pour m’assurer de ne pas quitter ce monde sans laisser une trace de cette aventure… « s’il m’arrivait quelque chose » ! 

                  Ensuite, pendant toutes ces années, faute de pouvoir la communiquer, j’ai considéré « qu’il n’était pas l’heure » et qu’il fallait attendre que le monde évolue pour pouvoir en parler. De plus, en l’absence de témoin, cette expérience est subjective et a surtout un intérêt personnel. L’important étant, dans un premier temps et faute de mieux, mon évolution personnelle. En effet, je connaissais le principe de base : nous vivons grâce à une énergie sur laquelle nous imprimons nos pensées. C’est un flux ininterrompu, comme un robinet qui fuit, plus ou moins fort, suivant la personne, son âge, sa forme… Ainsi, nous influençons différemment le monde environnant en fonction, de ce niveau énergétique et du temps écoulé : par exemple, une pensée, maintenue présente à l’esprit accumule tant d’énergie qu’elle s’impose bientôt comme un dictât.

                 Pour contrer la résistance  extérieure, nous “travaillons” cette énergie en l’accumulant ou la concentrant sur une idée, en vu de l’imposer en premier à son inconscient puis à notre milieu. Il s’ensuit une réaction, d’acceptation ou de rejet, à l’origine dans un espace infime qui gonfle proportionnellement au temps passé. 

                  Riche de cette découverte, mais aussi sous le choc, “il ne restait plus qu’à m’armer de patience” pour faire varier l’assemblage de mes pensées qui me conditionne au plus profond de moi-même. Euphémisme qui masque l’état d’esprit que je me suis imposé pendant toutes ces années. Le fait de vouloir mener de front cette recherche intérieure et vivre sans m’isoler, ni me marginaliser, m’a contraint à me cloisonner, pour mieux résister, comme les vaisseaux “insubmersibles”. 

                   Dans un premier temps j’ai donc recherché, comme une aiguille dans une meule de foin, la ou les idées maîtresses susceptibles de me métamorphoser tout en cherchant à éliminer ce qui pouvait entraver une meilleure « programmation ». J’ai obtenu des résultats jusqu’à revivre des sensations fortes, l’impression de rajeunir par exemple, puis après plusieurs années j’ai compris que cela ne suffisait pas, puisqu’il n’y a pas d’idée maîtresse dans l’absolu, mais des idées dominantes pour chaque niveau d’organisation, chaque niveau de conscience. 

                 Donc, l’important réside plus dans la cohérence des idées adoptées que leur force. Il s’agit d’une propriété physique nous suggérant qu’il n’existe peut-être pas, la matière d’un côté et l’esprit de l’autre, mais un assemblage, plus ou moins énergétique, plus ou moins subtil d’éléments de conscience. Nous avons la capacité de les animer, de leur donner vie. Nous pouvons décupler cette propriété en éliminant nos blocages. Pour cela, nous devons comprendre ces mécanismes, développer notre cohérence et faire régresser les forces oppressantes, émises parfois inconsciemment. 

                  L’adoption, même minime, d’idées nouvelles entraîne des réactions inévitables, un brassage et un nouvel agencement dont l’objectif est la recherche d’une nouvelle cohérence, un nouveau “paradigme”. 

                  La conscience, à mon sens, est une notion spatio-temporelle: une construction d’éléments cohérents dans un espace donné. Nous sommes des bulles de conscience composées de microbulles d’éléments de conscience. Une logique dominante, étendue aux flux d’énergies qui nous animent, nous donne la sensation d’être “un”.

                   Pendant toutes ces années, j’ai consacré la majeure partie de mes réflexions à remettre en cause ma façon de penser. Ce n’est pas un exercice facile puisque pour abandonner une idée, il faut douter. Autant il est confortable d’afficher une assurance imposante, autant il est, parfois, insupportable de se déstabiliser, et ce, jusqu’à l’état dépressif ! 

                   Cette histoire ne laisse pas indifférent et induit un certain nombre de questions. Il ne s’agit pas de croire ou ne pas croire à cette expérience puisqu’elle ne représente qu’une aventure émotionnelle sans valeur scientifique. Par contre, par association d’idées, peut-être permettra-t-elle d’amener d’autres raisonnements, d’élargir notre champ de réflexions, d’entrouvrir des portes, d’apercevoir des pistes inconnues ? Tel est mon souhait! 

                  Mon espoir et mon vœu aussi, est de revivre un jour ce que j’ai ressenti il y a plus de 25 ans maintenant… ne serait-ce sous hypnose !   

                                                                                                            Suite page 5

Laisser un commentaire

 

Amis de la nature |
"Lorsque tu ne sais pas où ... |
Videos-minute |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Livre de chevet
| humains
| coeurtendre63